Champ de vision

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Le champ ici renvoie au sens concret (agricole), puisqu‘il s’agit d’un champ d’œil-fleur qui s’étend sur une partie de la pelouse de la CUIP. Des yeux plantés dans la terre comme des tournesols aux tiges bien longues atteignant les deux mètres de hauteur. Les « Œil-fleurs » sont toujours ouverts, ils veillent et surveillent. Ils donnent aux spectateurs le sentiment d’être constamment regardés de tous les angles dans une surexposition aux regards qui met tout à découvert. Quiconque traverserait ce bout de terrain serait immédiatement repéré. Dans un jeu d’angles et d’échelles, cette installation nous fait redécouvrir et vivre le réel sous un nouvel angle de vue…
Ce que je propose à travers ce travail n’est pas très loin de la réalité comme elle est vécue dans les grandes métropoles aujourd’hui : dans les places publiques, dans les grandes gares et sur les quais, nous savons que nous sommes filmés, surveillés, poursuivis par des yeux mécaniques de toute part. Visiter « Champs de vision » ne révèle pas une situation étrange, ou surréaliste, tout au contraire, ça ne fait que décrire un vécu quotidien. Nous sommes toujours dans un champ de vision, propice à une surveillance.