Elles

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Elles (mars 2008):
Le noir des habits est comme une goutte d’encre qui se répand sur mon corps, tops, débardeurs, t-shirts, pull, bonnet, voile… Dans la rue on croise des femmes de toutes sortes et de tous styles, les unes avec des vêtements très légers, d’autres beaucoup moins.
Se voiler, occulter le corps et les cheveux, un choix ou une obligation que plusieurs femmes se trouvent acculées de le faire. Dans une succession d’étapes, j’ai essayé de représenter les différentes apparitions de la femme, des moins habillées au plus voilées. D’où le titre «Elles», car la femme c’est au pluriel qu’elle se présente.
Se vêtir, c’est se donner une nouvelle peau, la peau d’une peau. Il s’agit ici d’enveloppes successives emboîtées les unes dans les autres comme l’oignon ou plutôt comme des poupées russes, des femmes gigognes ; l’une donne naissance à l’autre. Même si elles se ressemblent, puisque « elles » portent le même visage, elles restent très différentes car ne mènent pas le même vécu.

  • ELLES 2008