Je me sens une boite

Une poupée au regard plutôt hagard est présentée momifiée derrière une couche de papier enveloppant toute la boite vitrée dans laquelle elle est centrée. L’ensemble est sillonné des traits et de courbes. Deux yeux libérés de l’orbite oculaire de la poupée occupent l’espace de la boite. Les cheveux abondants semblent comme sortir de ces yeux formant des cils infinis et interminables qui traversent le corps de la poupée et l’ensemble de la boite.
Ce qui est en jeu ici c’est le rapport femme-autre, et par conséquent le rapport femme-société puisque la société est la cristallisation de l’altérité. La femme serait-elle la prisonnière des codes sociaux qui lui imposent un destin de poupée, jolie à voir sous la vitre de sa boite et ligotée par les regards qui l’encerclent ?